"Et l’habitude de voir s’évanouir ses rêves et s’écrouler ses espoirs faisait qu’elle n’osait plus rien entreprendre, et qu’elle hésitait des journées entières avant d’accomplir la chose la plus simple, persuadée qu’elle s’engagerait toujours dans la mauvaise voie et que cela tournerait mal."
- Guy de Maupassant, Une vie (via orendil)

Je chute. ça allait mieux. Je reprenais goût à la vie, je me prenais moins la tête à cause de Tristan et voilà que ça recommence. J’ai plus goût à rien. J’ai pas envie de sortir, de travailler, de regarder des films, de voir des gens. J’ai envie de rester dans mon lit jusqu’à ce que cette incessante fatigue stoppe enfin. J’ai raté mon concours. Le concours qui m’a pris presque 2 ans de ma vie. Non seulement je l’ai raté mais, mes deux collègues qui l’ont passé l’ont eu. J’arrête pas de pleurer. C’est tellement dur d’aller au travail, de voir qu’elles vont être titularisées et que moi, la sécurité de l’emploi ce ne sera pas avant mes 30 ans minimum. Je sais plus quoi faire, je sais pas si je dois rester ou changer de boulot. Changer de voie carrément. Me mettre en arrêt pour ne plus avoir à regarder les gens avec des larmes dans les yeux. Tout est remis en question. Moi qui avait tout bien calculé, je me retrouve à ne plus savoir où je serai demain. Et du coup, je rumine. Et quand je rumine, je pense à Tristan. Il était redevenu gentil, avec un long moment de dureté. Il m’a emmené au restaurant pour mon anniversaire, il m’a offert une émeraude. On se voit toujours une fois par semaine. Rien n’a changé. Si ce n’est qu’on se comporte comme des amis, sans être amis. Il va revoir son ex. Je comprends pas, j’ai pas envie de comprendre. Je sais qu’il continue à mentir. Et je ne sais pas pourquoi j’accepte cette espèce de non-relation qui m’empêche de passer à autre chose avec une personne qui n’est même pas foutu d’être honnête avec moi. Je trouve que cette année n’a pas été si douce avec moi. Et moi, je n’ai pas été très douce avec les autres. 

Mais, j’en suis à un point où j’ai envie de dire stop. J’ai envie de me faire mal et en même temps, j’aimerais que la douleur s’arrête. Je me suis rarement sentie aussi seule et pourtant, je sais que c’est moi qui m’isole. 

Je voudrais l’oublier, enfin. Je donnerai tout pour passer à autre chose. 

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